Dans le canton de Fribourg, les négociations dans le secteur du commerce de détail sont à l'arrêt et le terrain reste miné. Depuis 13 ans, les différentes parties s'écharpent et l'Etat tente en vain de faciliter le dialogue.

Au cœur de la dispute, l'extension de l'ouverture des commerces, notamment le samedi, en échange d'une convention collective de travail. Mais plusieurs votations et la guerre habituelle des horaires lors de chaque fin d'année semblent avoir sapé les bonnes volontés et démultiplié les rancoeurs. 

Jean Studer, l'homme providentiel?

Après avoir été conseiller aux Etats, puis conseiller d'Etat neuchâtelois, Jean Studer a également présidé le conseil d'administration de la BNS. L'ancien politicien semble donc disposer de l'autorité et de la légitimité nécessaires pour tenter de ramener les syndicats et le patronat fribourgeois à la raison.

"Je pense que Monsieur Studer peut effectivement nous aider à débloquer cette situation et cette crispation qu'on connaît au cours des négociations de la Convention collective de travail. Et puis, avoir une personne qui provient d'un autre canton amènera quelque chose en plus. Il aura un regard externe et le charisme et l'expérience qui pèseront dans cette médiation", juge Véronique Rebetez, responsable régionale pour Syna Fribourg.

Un avis que partage Christian Riesen, président de la faîtière des détaillants fribourgeois: "Nous sommes très heureux que le Conseil d'Etat ait mandaté monsieur Studer pour aller de l'avant avec les discussions pour la négociation d'une CCT et l'extension des horaires d'ouverture. C'est un regard extérieur qui va nous permettre d'avancer".

Reste donc à savoir si l'expérience du Neuchâtelois suffira à enfin faire conclure une CCT dans le commerce de détail, comme c'est déjà le cas à Neuchâtel.